L’employeur a-t-il l’obligation de financer le « reste à charge » du salarié qui utilise son compte personnel de formation (CPF) ?
Non, l’employeur n’a pas l’obligation de financer le reste à charge. Il peut toutefois soutenir le salarié dans sa démarche en lui remboursant la somme versée.
Depuis le 2 mai 2024, tout salarié souhaitant mobiliser ses droits CPF pour suivre une formation est tenu de participer à son financement. Le montant de ce « reste à charge » (également appelé « ticket modérateur ») a initialement été fixé à 100 €. Il est revalorisé chaque année au 1er janvier en fonction de l’évolution des prix à la consommation hors tabac.
Pour l’année 2026, le montant de ce reste à charge a été fixé à :
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103,20 € jusqu’au 1er avril ;
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150 € pour les demandes de mobilisation du CPF déposées depuis le 2 avril.
Cette somme doit être réglée par le salarié au moment de l’inscription à la formation. Après paiement de cette somme, le salarié a toutefois la possibilité de demander un remboursement du montant à son employeur. Celui-ci n’a pas l’obligation d’accepter mais peut soutenir le projet du salarié.
À noter : ce « reste à charge » n’est pas dû lorsque le salarié ne dispose pas de droits suffisants sur son CPF pour financer la formation et qu’il bénéficie dans ce cadre d’un abondement de l’employeur.